Duo TABLEAU & POEME
| "Je pense qu'il existe une passerelle entre les Arts quand on a un esprit créatif. C'est pourquoi j'accompagne chacun de mes tableaux d'un poème qui donne les clés pour comprendre quelle a été mon inspiration pour chacun d'eux." Chantal Herbaux
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![]() "La nuit vénitienne I " huile sur toile 81 x 60 "De plumes et de mystère" Merveille d'alchimie Entre plume et mystère Qui mène au paradis Pas aux cieux, mais sur Terre. Je vous le donne en mille Et vous fait deviner Quelle est donc cette ville Aux rites affirmés ? Un regard bleu intense Cerné d'un noir profond Qui, pour les apparences Ce soir, donne le ton. Venue du moyen âge, Folie des costumes, Peu importe l'âge de celui qui l'assume. Et dans un même délire, communion des âmes, Dans un éclat de rire, Le manège s'enflamme. Manège des duos, soieries et élégance, face à face, dos à dos, vont entrer dans la danse. Rien de tel en janvier, Pour chasser l'hiver que de ce déguiser En créer le mystère. Et avec tout cela, L'avez-vous deviné ? Quel est donc ce gala Qui nous fait tous rêver ? Mais oui, c'est Venise, Sérénissime beauté, Cette ville exquise, Aux charmes enchantés. |
![]() "La nuit vénitienne II " huile sur toile 81 x 60 Second tableau sur le thème de Venise |
![]() "Le roi du monde" huile sur toile 100 x 73 Elle seigne, la blanche maison, A en perdre la raison. Et cette blessure infâme lui fera perdre son âme. Une maladie immonde Contamine notre monde, Condamnant tous les humains, A l'avenir incertain. Au royaume de l'argent Des complots, des intrigants, Quelle importance a celui Qui d'autrui a le souci ? Raz-de-marée infernal Dans ce combat inégal, Où les valeurs inversées, Notre monde, ont bouleversé. J'attends avec impatience La raison, la résilience, Et me met à espérer Le retour du balancier. (Je pense que vous avez compris de qui il s'agit !) |
![]() "L'enfant de la nuit" huile sur toile 100 x 73 "Le petit caillou" Un caillou se lamentait, Tout là-haut, dans l'univers. Et ses sanglots résonnaient Dans le vide interstellaire. La solitude et l'ennui Le faisaient désespérer de rencontrer quelqu'ami, Un destin à partager. "Pourquoi ne suis-je sur Terre, Au milieu de tous ces gens ? Ma vie serait moins amère ; Des amis, j'en aurais tant." Puis, à des années lumières, Alors qu'il n'est pas heureux, Un enfant sur notre Terre Vocifére et voudrait mieux. Mais quel est donc cet ingrat, Qui jamais n'est satisfait ? L'exigence est son mantra, La vie l'a pourtant gâté. Alors j'aimerais lui dire Un peu comme une leçon, Ces quelques mots pour finir, Qu'il revienne à la raison : "Quand tu lèveras les yeux Pense à ce petit caillou Qui tout là-haut dans les cieux De ta chance est très jaloux." |
![]() "Un doux parfum d'été" Huile et dorure sur toile 60 x 60 "C'est quoi le bonheur ?" Rouler en Ferrari , A fond sur un circuit ? Etaler ses bijoux, Or, diamants, gros cailloux ? Voler en jet privé, Tour du monde embarqué ? Non, rien de tout cela N'a de sens pour moi. Le bonheur égoïste Ne sied à l'altruiste... Un doux parfum d'été Dans un champs d'oliviers, Une petite main, Dans la mienne, en chemin. Le soleil du printemps Quand revient le beau temps. Un sourire bienveillant à l'exilé passant. Mais elle est si fugace, Vite avant qu'elle ne passe, Saisissons cette envie D'une douce utopie. |
![]() "Le printemps au geai bleu" huile sur toile 60 x 60 C'est comme un bruissement, N'est ce qu'une impression ? Comme un frémissement, Est-ce la permission ? Permission de s'ouvrir Et de se réveiller. Après un long soupir, La nature renaît. Renaît le doux printemps, La promesse de vie, Et pour un court instant L'avenir nous sourit. Sourit la primevère Et dans le nids douillet, C'est juste après l'hiver Qu'apparaît le duvet. Duvet de l'oisillon, Mésange en devenir, Qui gobe sa portion Dans un joyeux délire. Délire comme le ciel Qui en un seul instant De pluie en arc en ciel Vire au soleil ardent. Ardent, mon coeur pour toi Ma saison préférée, Qui fait vibrer en moi Un bonheur partagé. |
![]() "Les jolis temps oubliés" huile et dorure sur toile 60 x 60 "La valse des ans" La dizaine : Que ma vie est sereine, A mes yeux, je suis reine. La vingtaine : Mon ciel est radieux, Mon coeur est amoureux. La trentaine : Je cours, je cours, je vole. J'ai perdu ma boussole. La quarantaine : Qu'ils sont loin mes vingt ans, M'y accroche pourtant. La cinquantaine : L'expérience me sert A nouveau de repère. La soixantaine : Et la lutte commence, Pour rester dans la danse. Soixante dix, quatre vingt, quatre vingt dix... Combien de temps encore Pour battre le record D'une vie bien rempli Et sans trop de soucis. L'important n'est-il pas De laisser ici-bas, Des traces de nos coeurs Qui pour toujours demeurent...? |
![]() "Tout l'or de la vie : Un enfant à aimer" huile et feuilles d'or sur toile 80 x 80 Quand mon coeur se fait trop lourd, Qu'il devient aveugle et sourd, Quand se pointe le cafard, J'en appelle à ma mémoire. Douces réminiscences, Du temps de mon enfance, Ces petits bouts de passé, Dans ma tête sont gravés. Souvenirs des jours heureux, Insouciants et joyeux Où rien n'était important Pas même le mauvais temps. Sauter dans les flaques d'eau, Les pieds joints dans le ruisseau, À risquer, quelle galère De ma mère la colère. Puis un bon chocolat chaud Tout fumant sur le réchaud M'annonçait qu'il était l'heure, Le goûter... il est 4 heures. Quand le soleil se pointait, Aux heures chaudes d'été, Dans la prairie, un peu de vent Faisaient danser les cerfs-volants. Mais le printemps de ma vie A jamais s'est endormi. Et je garde en mon coeur Ces petits bouts de bonheur. |
![]() "L'inaccessible étoile" huile sur toile 73 x 60 "L'utopiste" Un petit bout d'enfance Pousse cet hidalgo Malgré les apparences A se voir en héro. Perché sur sa monture La tête dans les nuages, Il rêve d'aventures Mais ne voit que mirages. Qui mieux que Don Quichotte Incarne l'utopie ? Toujours droit dans ses bottes Sa vie est un défi. A-t-il raison ou tort De vouloir l'impossible ? Il met tous ses efforts Pour atteindre sa cible. Et sa persévérance, Admirable valeur, Nourrit sa résilience Et réchauffer son cœur. Ne riez de celui, Qui croit en son destin, Car de sa réussite Il fera un festin. |
![]() "La nouvelle Eve" huile sur toile 73 x 60 " La nouvelle Eve " Qu'il est doux le temps des promesses, La vie rêvée jusqu'à l'ivresse. Un pas de deux, amour naissant, Projet de vie pour les amants. Plus rien ne compte alors pour elle Que de préserver l'étincelle, Cette lueur dans son regard Pour que jamais il ne s'égare. Désormais pour l'éternité Ensemble ils sauront surmonter Les regrets et les coups du sort, Leur amour sera le plus fort. Mais au royaume du mensonge Lorsque la vie n'est plus un songe, Quand le fourbe endormi s'éveille, Alors adieu monts et merveilles. Le paradis devient l'enfer Quand il n'y a plus rien à faire, Car pour les amants séparés, Du tableau, Adam disparaît. Alors eve retrouve ainsi La sérénité dans sa vie Et ne laissera son destin Désormais entre d'autres mains. |
![]() "Les beauté de la forêt" huile et dorure sur toile 60 x 60 L'entendez-vous ? L'entendez-vous, Le hululement du hibou ? Ce n'est qu'à la nuit tombée, Qu'il pointe le bout de son nez... Pardon, le bout de son bec Et se lisse les plumes avec. C'est la faim qui le réveille, Car aucun met depuis la veille Ni insecte, ni passereau, Même pas un petit moineau N'a survolé son nid caché. Il est un peu désespéré. Puis il se redresse et s'envole A la recherche d'un campagnol. L'entendez-vous ? l'entendez-vous Le long hurlement du loup ? À peine sorti de sa tanière, Son antre, son repère, La nuit venue il va chercher Pour ces petits de quoi manger. Et sa femelle l'attend, Dans la pénombre patiemment. La vie rude de la forêt N'a pas altéré sa beauté. Et son pelage est un abri Où se blottissent ses petits. Pour l'heure c'est elle qui est chargée À tout prix de les protéger. Le voyez-vous ? Le voyez-vous, Là-bas qui court comme un fou ? Aussi agile qu'un écureuil, C'est notre ami le chevreuil. Pour ne pas rester seul, il brame , Du plus profond de son âme. Et c'est ainsi qu'il appelle, Le cou tendu, sa femelle. Mais un coup de feu retentit Et sans attendre il s'enfuit, Laissant bredouille une fois encore, Celui qui convoitait son corps. Mais que deviendrait la forêt, Si de nos yeux émerveillés Pour exhiber quelque trophée, On ôtait toutes ces beautés ? |
![]() "Mystérieuse nature" huile et acrylique sur toile 60 x 60 second tableau sur le thème des beautés de la foret. |













